on parle de bob mould et des pixies, ça me fait penser à une histoire.
les pixies se sont formés à boston, massachusetts, à la suite de la parution d’une petite annonce : black francis et joey santiago cherchent “bassist and drummer into hüsker dü / peter, paul and mary”. c’est ainsi qu’ils ont rencontré kim deal, qui leur a à son tour présenté david lovering.
hüsker dü est le groupe dans lequel a débuté bob mould dans les années 80. pas de succès commercial mirobolant, mais une des plus fortes influences de cette époque ! ils ont débuté en même temps que rem.
plus tard, bob mould forme sugar, ovni rock / power pop du début des nineties. je me souviens d’avoir lu dans une interview de bob mould, à propos de la chanson “a good idea”, que c’était une sorte d’hommage à debaser, des pixies (sur doolittle).
en quelque sorte, la boucle est bouclée.
ensuite bob mould a sorti quelques albums solo, et travaille aujourd’hui sur des choses plus électronique, il raconte ça sur son blog.
les pixies ont arrété, les breeders/amps d’un côté, franck black de l’autre, qui nous ont quand même sortis chacun quelques trucs vraiment bien. maintenant qu’ils se reforment, j’ai peur et hâte en même temps.
quant à peter, paul and mary…



si vous avez manqué le début : philippe (jérémie reigner) est un jeune consultant qui commence sa vie professionnelle chez mc gregor, le cabinet de consulting et d’audit des jeunes qui n’en veulent. son boss, c’est hugo paradis (laurent lucas, parfois doublé par dominique a portant une perruque et un bouc), le partner qui fait le plus de chiffre. pourquoi il fait le plus de chiffre ? il est froid, méthodique, sec, et il te regarde dans les yeux, j’ai dit les yeux. philippe rencontre eva (cylia malki) dans le métro, une histoire d’amour commence. pas facile les relations à distance quand la mission de philippe, aux environs de lyon, consite à auditer une usine de métallurgie afin d’augmenter sa rentabilité (en réalité c’est en vue d’un rachat, mais chut ! personne n’est au courant dans l’usine). philippe se trouve alors face à ses contradictions. son travail va consister, ultimement, à virer des gens. se fondra-t-il dans le moule paradisiaque, ou bien refusera-t-il de jouer ce jeu là ? vous le saurez en allant voir le film.
dans ce film de jean-marc moutout, le personnage de laurent lucas est effrayant de précision. avec lui, c’est marche ou crève, mais qu’est ce que t’en as a foutre de ces tocards ? la violence du milieu de l’entreprise dans le secteur tertiaire, elle existe bel et bien, pas seulement dans ce genre de missions où bien entendu elle est exacerbée. les costume masculins, les tailleurs féminins, les climatisations, les machines à café sont le vernis qui cache la réalité de l’entreprise et de son fonctionnement, qui est froid et déshumanisé. la scène de la fête corporate, si elle est un peu exagérée sur la fin, est particulièrement savoureuse. le jour je m’occupe de mon travail, le soir de ma carrière… je te présente mon épouse… tu sais, c’est le junior que j’ai encadré, c’était chaud sa mission ! ce film, c’est peut-être l’histoire d’un renoncement.



